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PLACEMENT EN ACTIONS : LES FAUSSES CROYANCES DES ÉPARGNANTS FRANÇAIS


Avec un taux de détention d’actions en direct à 7,6%, les Français font figure d’investisseurs craintifs. 

Le régulateur boursier analyse leurs idées reçues et prône la pédagogie.

Pour leurs besoins de prévoyance à long terme, les Français détiennent peu d’actions. Ils privilégient les placements sûrs aux placements qui offrent un meilleur rendement en contrepartie d’une prise de risque plus importante. 

Pourquoi ? 

Leur traditionnelle aversion aux risques, la méfiance suscitée par les crises financières successives ou encore la difficulté à se projeter à long terme expliquent en partie le relatif désintérêt des Français pour le placements actions.

Les Français craintifs

Preuve que les Français sont craintifs, la détention d’actions par les Français est parmi les niveaux les plus faibles d’Europe. En baisse depuis plusieurs années, ce taux remonte depuis un an. 

En 2008, le taux de détention d’actions en direct s’élevait à 13,8%. 
En mars 2017, il s’établit à 7,6 %, après avoir touché un point bas en 2016 à 6,2%.

Des idées fausses sur l’épargne en actions

Ce sont donc des freins psychologiques qui ont été identifié. Pour les comprendre, l’Autorité des Marchés financiers (AMF) a mené une étude auprès des épargnants (1). Il en ressort que les réticences identifiées sont ancrées dans les esprits.

Première croyance : les placements en actions sont considérées comme une épargne bloquée et non liquide. Elle serait réservée à des initiés aisés.
Deuxième croyance : l’épargne en actions est associée à un risque perçu qui ne se réduit pas dans la durée. Elle est jugée aléatoire, risquée, voire non rentable.
Par conséquent, l’investissement en actions fait naître l’idée d’un rapport coût / bénéfice assez négatif . Lui est assimilé un sacrifice en terme de coût financier et en temps passé à suivre régulièrement le placement, s’informer etc, le tout, pour un bénéfice aléatoire.

Lever les freins psychologiques

Pour l’AMF, il est temps de lever les freins psychologiques et de déconstruire les idées fausses sur l’épargne en actions. Les Français doivent diversifier leurs placements pour limiter le risque de perte. 

Or, « dans un environnement économique en croissance et dans un cadre financier relativement stable, l’épargne en actions fluctue mais finit le plus souvent, à la longue (au moins 20 ans), par procurer des rendements supérieurs à ceux des autres placements », indique le régulateur. 

Le rendement annualisé moyen des placements diversifiés en actions d’une durée de 20 ans s’élève à 5,3%.

Ensuite, l’AMF rappelle que le placement en actions est souple et facilement accessible. « Il est possible en pratique d’épargner régulièrement, avec de très petits montants, sur des fonds diversifiés en actions. 
Les sommes investies restent disponibles en cas de nécessité et les placements collectifs diversifiés (fonds et SICAV), gérés par des professionnels, offrent des solutions « clé en main » aux épargnants n’ayant ni le temps ni les connaissances pour investir eux-mêmes sur les marchés financiers ».

(1) La lettre de l’Observatoire de l’épargne de l’AMF n°24 de juillet 2017

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